Spiritualité pratique

Publié le par yogmaya.over-blog.com

Spiritualité pratique

Extrait de notre courrier de décembre 2011

Noel c’est chez nous bien passé, de la joie, de la bonne humeur et des enfants contents ! C’est une fête qui est célébrée par la communauté Chrétienne et par respect pour elle c’est un jour férié dans toutes les écoles (pas d’bol cette année pour les enfants ça tombait un dimanche). En Inde la spiritualité est omniprésente, elle berce le quotidien des gens et chaque manifestation, chaque représentation du sacré, qu’elle soit Hindoue, Musulmane, Chrétienne ou autre, mérite le respect et la considération. Pour les Indiens il y a derrière la création et la vie une puissance fantastique qui nous anime tous, qui fait que nous pensons, que nous ressentons, que nous voyons, que nous interagissons les uns les autres et cela coule de source pour eux de vouer un culte à cette puissance afin de rester connecté à notre source de vie, afin de cultiver un sentiment d’humilité face à la création et afin d’amener notre être à une compréhension de plus en plus intime de sa nature par la mise en relation consciente avec sa source (c’est cela que l’on peut sans doute appeler « yoga »), c’est de façon traditionnelle le but de l’existence. Pour bon nombre d’Indiens l’existence a un sens noble qui élève l’homme, un but qui est la Connaissance par l’expérience de la nature de son être, de son esprit, de son âme, de ce que nous sommes intimement et qui fait que nous nous sentons vivant et il nous faut nous employer à réaliser ce but en travaillant avec les matériaux de nos émotions. C’est quelque chose de très pratique, technique, profondément concret et qui n’est pas antinomique à une vie familiale et professionnelle, il n’y a pas d’opposition entre la vie matérielle et la vie spirituelle, mais simplement la vie dans toute sa largeur et sa profondeur.

Chinki

Chinki

Pour les indiens l’expérience réelle, authentique est mille fois supérieur à de beaux et longs discours (« il vaut mieux une once de pratique que mille tonnes de théorie » nous dit un célèbre dicton), c’est ainsi que bon nombre de grands maitres transmettent leur expérience et leur savoir par le silence, sans rien dire ou à peine quelques mots, juste en étant ce qu’ils sont, les personnes aptes à se connecter, à s’ouvrir et à ressentir l’énergie fantastique émanant de tels êtres profitant alors d’une expérience unique et indélébile, un instant de grâce Divine. Pour les Indiens les religions constituent des voies différentes, des outils différents correspondant à différentes mentalités et affinités pour aborder le sacré et la reconnexion avec notre source de vie, c’est ainsi qu’elles ont en général toutes le respect et la considération de la plupart des gens. Aussi les fêtes ne consistent en général pas en goinfreries, buveries et autres orgies mais sont plutôt l’occasion d’un retour sur soi, d’un moment de recueillement, de prières et d’intériorisation, un instant particulier sur lequel on met l’accent en tournant et concentrant son esprit sur le divin, ce qui n’empêche pas de pouvoir également partager un bon repas ce jour là. Les enfants dés leur plus jeune âge ont cette connexion avec le sacré, le sacré fait parti de la vie et la vie est par nature sacrée, c’est ainsi que l’on peut voir et bénéficier de si beaux regards dans ce pays, reflet d’une âme simple et pas encore trop chargée par les vices de la vie et les aléas d’un mental égoïste et tordu. Dans les foyers les histoires de la mythologie sont véhiculées et transmises de générations en générations, des pujas (rituels) sont effectuées en général quotidiennement (le matin après s’être lavé et habillé on honore d’abord les divinités et ce qu’elles représentent avant de penser à soi et de manger), l’imagerie des Dieux est omniprésente, d’aller au temple ce n’est en général pas une corvée, beaucoup d’enfants y vont d’eux même – ce matin Punam (6 ans) est arrivée avec un tika sur le front, elle était allée toute seule à un mandir honorant Sai Baba pas très loin de chez elle – et il y a toujours un échange avec le Divin, que ce soit par le biais du prasad (en général de la nourriture, dont une partie, après avoir été consacrée par le rituel est rendue à la personne qui en fera en général profiter les autres – souvent les enfants m’en donnent) ou du darshan (fait de voir ou d’être vu par un saint ou une divinité). Pour moi les principes véhiculés depuis des temps ancestraux par la mythologie (Dharma, respect de certaines valeurs pour la bonne croissance et le bien vivre de l’individu et de la communauté), même s’ils sont sans doute de moins en moins respectés sont encore présents et imprègne ce pays et ses habitants, consciemment ou inconsciemment.

Distribution des jouets pour la Noel.

Distribution des jouets pour la Noel.

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