Krishna et la bhakti

Publié le par yogmaya.over-blog.com

Krishna et la bhakti

Extrait de notre courrier de janvier 2012

Krishna est l’une des Divinité les plus populaire et vénérée en Inde, on lui voue un culte sous son aspect enfantin, jolie bébé joufflu souvent représenté en train de manger du beurre, Yashoda symbolisant le modèle de l’amour maternel, sous les traits d’un superbe jeune homme, une flute à la main dans les pâturages de Vrindavan en compagnie de Radha, « folle » d’amour pour son Gopala ou sous les allures d’un prince conduisant le char du guerrier Arjuna lors de la bataille de Kurukshetra, célèbre épisode du Mahabharata où Il lui donnera l’enseignement de la Bhagavad Gita. La dévotion – bhakti – est un aspect très important de la culture indienne. On éprouve un sentiment d’attraction, des affinités de cœur envers une ou des formes representant le Divin et on établit une relation avec cette forme tout au long de sa vie en lui vouant un culte, en chantant des bhajans (chants dévotionnels), en sentant sa présence en soi et hors de soi. Pour les Hindous, la puissance fondamentale qui est à l’origine de la vie – que l’on peut appeler Bhagavan, traduit souvent par Dieu - est omniprésente, pénétrant tout, omnisciente et sans forme, tout dans la manifestation n’est qu’un aspect de cette puissance, de la simple fourmi à la montagne gigantesque, du Saint homme au truand machiavélique, tout, en sa source la plus fondamentale, n’est qu’une variation de cette puissance Unique («Toutes les formes sont Ses formes et pourtant Il n’a pas de forme » dit un célèbre proverbe). Les différences de conditions de vie, de capacité physique, intellectuelle et spirituelle découlent de nos vies passées, nous expérimentons aujourd’hui le fruit de nos actes, pensées et tendances mentales antérieures et dans la façon de gérer notre quotidien, notre existence avec ses nombreux états émotionnels, nous conditionnons notre vie future (c’est en gros ce que l’on peut appeler karma). Une notion importante également pour les Hindous c’est la pureté. Fondamentalement nous sommes pures, notre esprit est pur mais du fait de notre ignorance de la nature de notre être, du manque de recherche et de discrimination sur notre propre esprit et de notre identification – qui pour les hindous est erronée - a un sujet-ego, avec toutes ses tendances égoïstes, manifestées ou cachées dans l’inconscient et qui ressortiront lorsque les conditions se présenteront, nous sommes souillés, sales, impures et endormis, nous ne vivons pas vraiment, nous ne sommes pas libres, nous ne faisons que réagir, réagir à des tendances antérieurs enfouies dans notre tête. Le but des pratiques dévotionnelles de la bhakti, des Yogas et de la spiritualité Indienne en général et le « nettoyage » de notre être, on ne cherche pas à rajouter des couches de connaissances au mental mais on cherche plutôt à l’épurer, à le faire retourner à sa source simple, concrète et limpide, cela en général de façon progressive et croissante, en employant des techniques, outils nous permettant de progresser sur le chemin. Les résultats dont témoignent les grands maitres en sont la Sagesse, une vie pleine de sens, la tolérance, l’équanimité, l’humilité, l’ouverture d’esprit, un rayonnement de paix et de compassion bénéfique pour tout les êtres.

Chinki et Anjali font Radha et Krishna, avec sa flute à la bouche.

Chinki et Anjali font Radha et Krishna, avec sa flute à la bouche.

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